
Algues bleues et les cyanobactéries : comprendre et protéger notre lac
Les algues et les cyanobactéries font naturellement partie de l’écosystème du lac Pierre‑Paul. Elles contribuent à la production d’oxygène et servent de nourriture à plusieurs organismes aquatiques. Toutefois, lorsque le lac reçoit trop de nutriments, surtout du phosphore ou que l’eau se réchauffe, ces organismes peuvent se multiplier rapidement et former des fleurs d’eau. Celles‑ci nuisent à la qualité de l’eau et peuvent représenter un risque pour la santé.
Les algues : un indicateur de l’état du lac.
Les algues sont des végétaux aquatiques, souvent microscopiques. Elles peuvent être :
• Pélagiques : en suspension dans l’eau (phytoplancton, algues vertes filamenteuses);
• Benthique : fixées aux roches, quais ou plantes (périphyton).
Une présence accrue d’algues filamenteuses, ressemblant parfois à de la « laine verte », indique souvent un excès de nutriments dans le lac.
Les cyanobactéries : à surveiller
Les cyanobactéries, parfois appelées algues bleu‑vert, sont des bactéries photosynthétiques.
Elles peuvent :
• flotter en surface et former des nappes colorées (vert, bleu‑vert, olive) ;
• produire, dans certains cas, des toxines pouvant irriter la peau ou affecter la santé.
En cas de fleur d’eau, il est recommandé d’éviter la baignade et tout contact avec l’eau.
Pourquoi ces proliférations surviennent‑elles ?
• Apports en phosphore provenant du ruissellement, de l’érosion, des engrais ou d’installations septiques défaillantes;
• Rives dégradées ou insuffisamment végétalisées;
• Réchauffement accru de l’eau, amplifié par les changements climatiques.
Ces conditions créent un environnement idéal pour la croissance rapide des cyanobactéries.
Comment reconnaître une fleur d’eau ?
Voici quelques repères simples :
• Algues filamenteuses : s’enroulent autour d’un bâton lorsqu’on brasse l’eau;
• Pollen : forme un film jaune en surface, mais ne colore pas l’eau;
• Cyanobactéries : petites particules vertes dispersées dans l’eau, visibles lorsqu’on remplit un pot de verre.
Comment protéger le lac Pierre‑Paul ?
Chaque propriétaire peut contribuer à réduire les risques de prolifération :
• Maintenir ou restaurer une végétation riveraine dense;
• Éviter l’usage d’engrais sur les terrains;
• Vérifier et entretenir régulièrement les installations septiques;
• Réduire l’érosion en stabilisant les sols et en limitant les surfaces imperméables;
• Gérer les eaux de pluie pour éviter qu’elles n’entraînent des nutriments vers le lac.
